Panneaux solaires : sont-ils rentables en 2026 ? Le calcul honnête

Chiffres relus le 11 septembre 2026. Deux règles ont changé le calcul en 2026 : la prime à l’autoconsommation a pris fin pour les dossiers déposés depuis le 5 juin 2026, et le surplus injecté sur le réseau est acheté 1.1 centime par kWh hors taxe pour les nouvelles demandes. Vendre n’a donc presque plus de valeur ; consommer sa production en a.

La méthode en quatre lignes

  1. Production : puissance installée × rendement de votre département (de 1 000 à 1 590 kWh par kWc et par an selon PVGIS).
  2. Part consommée sur place : sans batterie, un foyer typique consomme 30 à 40 % de sa production ; avec des usages de jour (pompe à chaleur, véhicule électrique, chauffe-eau piloté), 50 % et plus.
  3. Économie annuelle : kWh consommés sur place × prix du kWh acheté (0.2 € dans nos estimations), plus le surplus × 1.1 centime.
  4. Temps de retour : prix payé ÷ économie annuelle, à corriger de la hausse probable du prix de l’électricité et de la légère baisse de production des panneaux avec l’âge.

Exemple pour une maison bien dimensionnée

HypothèseValeur
Installation3 kWc, 5,5 % de TVA, 7 500 € posée
Rendement1 250 kWh par kWc (centre de la France)
Production3 750 kWh par an
Part consommée sur place60 % avec chauffe-eau et gros appareils pilotés en journée, soit 2 250 kWh
Économie2 250 kWh × 0.2 € = 450 € par an, avant hausse du prix de l’électricité
Économie sur 25 ansplus de 11 000 € à prix constant, davantage si l’électricité augmente

Dans le sud, avec 1 500 kWh par kWc, l’économie annuelle dépasse 540 €. Avec une pompe à chaleur, un véhicule électrique ou une piscine, la part consommée sur place monte encore, et une installation plus puissante devient pertinente : c’est ce que l’installateur calcule dans l’étude de toiture.

Source des hypothèses : PVGIS pour les rendements ; avis de l’ADEME sur l’autoconsommation individuelle (janvier 2025) pour les taux d’autoconsommation ; arrêté tarifaire S21 modifié pour le tarif du surplus.

Ce qui fait vraiment la rentabilité

  • Dimensionner sur vos usages : une installation de 3 kWc consommée à 60 % rapporte plus qu’une installation deux fois plus grande consommée à 30 %.
  • Décaler les usages : lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau et recharge du véhicule en milieu de journée, avec le système de pilotage fourni.
  • Une toiture sans ombrage, orientée entre le sud-est et le sud-ouest ; l’est-ouest reste très correct.
  • Le prix payé : à production égale, un devis 30 % moins cher raccourcit le temps de retour de 30 %. Comparez deux installateurs RGE.

Ce qui a changé dans le calcul

  • La revente du surplus n’est plus un levier : à 1.1 centime le kWh, elle compte pour quelques dizaines d’euros par an. Tout se joue sur ce que vous consommez.
  • La prime à l’autoconsommation a disparu pour les nouveaux dossiers ; la TVA à 5,5 % et la baisse du prix des panneaux ont pris le relais.
  • Une batterie augmente la part consommée sur place ; l’installateur compare les deux scénarios dans l’étude, voir notre guide dédié.

Sources

Questions fréquentes

Le surplus vendu rapporte-t-il encore quelque chose ?

Très peu : pour les nouvelles demandes depuis le 5 juin 2026, le surplus est acheté 1,1 centime par kWh hors taxe. Deux mille kWh injectés rapportent une vingtaine d’euros par an. La rentabilité vient de l’électricité que vous ne payez plus.

Quelle puissance installer pour être rentable ?

Celle que vous pouvez consommer sur place en journée. Pour une maison sans équipement particulier, 3 kWc suffisent souvent ; 6 kWc n’ont de sens qu’avec une pompe à chaleur, un véhicule électrique ou une piscine à alimenter le jour.

Les panneaux produisent-ils encore après 20 ans ?

Oui. Les fabricants annoncent en général au moins 80 à 85 % de la puissance initiale après 25 ans ; l’onduleur, lui, est souvent à remplacer une fois sur la durée de vie de l’installation.

Estimez vos économies en cinq questions

Estimation indicative par e-mail, rappel uniquement si vous le demandez, devis établi par un installateur RGE.

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